Rien ne peut plus briller qu'une union entre la Glace et le Diamant...
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La nuit était paisible, calme, et je goûtais à sa fraîcheur volupté avec plaisir, m’enivrant des différents parfums qui chatouillaient mes narines. Je venais de me repaître de mets divers dont l’odeur de cuisson flottait encore dans l’air environnant. On devinait aisément les côtes de porcs et les légumes cuits à la vapeur dans ce fumet et, si mon ventre n’était pas déjà rempli, j’en aurais eu l’eau à la bouche. Je m’étais posté sur le rebord de la fenêtre de la chambre que j’habitais depuis mon récent recrutement au sein des résistants. Petite, elle possédait néanmoins tout le nécessaire : un petit lit, un bureau et une commode à côté de laquelle se trouvait une porte qui conduisait à la minuscule salle de bain. C’était pittoresque, mais je m’en accommodais. Ayant toujours voyagé, je m’étais habitué à dormir à la belle étoile et ce n’était pas la pièce unique de la masure que j’habitais durant mon enfance qui aurait pu me faire prétendre à plus de luxe. J’appréciais ce petit endroit d’intimité se trouvant dans les hauteurs de la planque de Meï.


Je levais les yeux vers le ciel dégagé de tous nuages. Je pensais à Ayae, celle qui avait toujours été mon Sensei, celle qui m’avait pris sous son aile et m’avait tout donné. J’étais allée lui rendre visite sur la tombe de fortune que j’avais moi-même creusée avec l’accord de la chef afin qu’elle puisse reposer en paix. J’y avais déposé une tulipe sculptée dans du diamant. Les tulipes étaient ses fleurs préférées. Une larme solitaire s’échappa de ma paupière et glissa le long de ma joue avant de faire une chute de plusieurs mètres et de s’écraser sur le sol. Depuis mon retour à Kiri, hormis mon affectation parmi les forces de Meï, rien ne s’était déroulé comme prévu. Je n’avais pas eu l’occasion de franchir les délimitations du camp pour retrouver mes parents et les mettre à l’abri des divers coups d’éclats qui ravageaient le village. En vérité, je ne savais même pas s’ils étaient encore en vie. J’avais cherché à obtenir des informations auprès des personnes que je croisais dans l’enceinte du camp. Mais bien sûr, personne ne se préoccupait d’un couple de paysans cultivateurs de riz, même si dans ces temps de guerre, c’était sûrement grâce à eux et à d’autres que le pays pouvait encore se nourrir.


Un bruit d’éclat attira soudainement mon attention. Je tendis l’oreille. Il me semblait entendre des Kunaï s’entrechoquer et je décidais de descendre de mon perchoir afin de voir par moi-même ce qui se passait. Je courais silencieusement et arrivais rapidement à l’endroit d’où venait les bruit. En une fraction de seconde, l’air s’était considérablement rafraîchi et je songeais sérieusement à faire un aller-retour dans ma chambre pour aller chercher un pull. Mais si les bruits que j’entendais étaient dus à une agression, il me fallait agir vite. Cependant, je ne percevais aucun éclat de voix, symbole d’une lutte entre deux personnes.


Au détour d’une rue, un mouvement perçu dans le reflet d’une vitre me figea instantanément et je me rabattis contre un mur. J’étais arrivé à l’angle d’une petite place au milieu de laquelle se trouvait un homme. Grand et de forte stature, il semblait s’entraîner au combat. Il était seul. Je soupirais de soulagement, il ne s’agissait vraisemblablement pas d’une agression, je pouvais donc retourner d’où je venais. Mais… Ce bruit d’éclat… Je n’avais aperçu aucun Kunaï sur le terrain d’entraînement qu’utilisais cet inconnu. Je regardais plus attentivement : autour de lui, des milliers d’éclats de glace jonchaient le sol, créant des sculptures de glaces aux abords tranchants qui ne donnaient nullement envie de s’y frotter, les murs alentours étaient recouverts d’une fine couche de glace qui semblait imperméable à toute infraction. Cet homme utilisait le Hyôton, l’élément glace. Cela justifiait la baisse de température que j’avais ressentie.


Il stoppa son entraînement, je devinais qu’il avait perçu ma présence. Evidemment, ne voulant pas l’effrayer, je n’avais pas pris la peine de dissimuler mon chakra afin qu’il ne pense pas à une attaque surprise. Il me fallait désormais indiquer ma présence, je voulais faire la connaissance de cet homme au Kekkaï Genkaï rare et je devinais qu’il devait faire partie du clan Yuki, ceux-ci étant les seuls maîtres de la glace connu dans le monde Shinobi. J’avais entendu parler de ce qui était arrivé à ce clan et cela m’avait chagriné. Je ne les connaissais certes pas, mais je m’étais pris de pitié pour les survivants. En effet, je m’estimais chanceux, ma maîtrise du Naïton n’était revendiquée par aucun clan et mes parents ainsi que toute ma famille n’étaient pas menacés directement par le Mizukage et ses hommes. Je pouvais encore m’accorder le bénéfice du doute quant à leur survie tandis qu’eux avaient perdu tous leurs proches, maris, femmes, frères, sœurs, pères, mères, fils ou filles… Ils avaient plus de raisons que moi-même de vouloir se débarrasser de Yagura. Pour moi, la justice primait, eux, étaient sûrement guidés par la vengeance.



- Bonsoir, commençais-je d’un ton calme, je m’excuse de vous avoir dérangé durant votre entraînement, mais je ne pouvais m’empêcher de contempler vos sculptures de glaces qui sont réellement prodigieuses.



Il se retourna vers moi, le regard impassible.


- Vous n’avez rien à craindre de moi, je possède moi-même un Kekkaï Genkaï semblable votre Hyôton. Sachez que je me prénomme Kaemon, Shirayuki Kaemon pour être plus précis. Je rentre d’un long voyage et j’ai toujours été avide de connaissances et de savoirs, si bien que j’ai présumé que vous pourriez peut-être me parler de votre don.



Soucieux de ne pas paraître impromptu, je lui adressais un sourire dévoilant mes dents blanches et parfaitement alignées. J’espérais sincèrement que cette rencontre déboucherait sur quelque chose de positif. En effet, le diamant et la glace possédaient les mêmes types de structures et nous pouvions échanger lui et moi des techniques afin de développer nos dons respectifs. Cela ne pouvait être que bénéfique, autant pour lui que pour moi.
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Nuit froide
« Le démon sera supprimé de nos vies.»

Une nuit de plus en tant que résistant et les choses ne s'annonçaient pas très bien. Nous n'avions toujours pas d'hommes supplémentaires pour une future bataille. Mei avait fait quelques aménagements pour les troupes ennemies à Yagura comme des terrains d’entraînement à l'intérieur de la cité des rescapés. Des dortoirs plus grands et tout un étage de chambres individuelles. Jusqu'à maintenant, je dormais avec les autres, mais depuis peu, j'avais le droit à l'une de ces chambres. Ce n'était pas très grand, mais c'était plus isolé que ces dortoirs. On pouvait considérer cette petite pièce comme un chez-soi. Je ne connaissais pas les voisins de ce palier, malgré que j'ai pu les avoir croisé plusieurs fois. Souvent, c'était des jeunes qui avait besoin de repos dû à leurs différentes missions complexes et périlleuses, où leurs vies étaient, lors de ces excursions, perpétuellement en danger.

Cette sombre nuit ressemblait à mon cœur, aussi noir que de l'encre. Pas une étoile, ni même la lune, je ne pouvais dire avec certitude que le ciel était couvert d'une masse compacte nuageuse imperméabilisant la moindre lueur nocturne. Aucun chant d'oiseau, ni de chien aboyant, cette nuit était d'un calme paisible et reposant. Les pensées du traître, Byakuya, me revenaient comme une aiguille me transperçant de part en part. Une fois les problèmes du village caché de la brume résolu, il était certain que je me mettrais à traquer ce « frère » perdu, non pas pour le ramener, mais bien pour lui trancher la gorge et le faire tomber dans la cendre de mon village et des membres des mon clan. Certes, il n'était en rien responsable de cette chasse à l'homme, du moins que je sache, mais mes ancêtres, famille et hauts dignitaires des Yuki morts pourront voir que j'ai vengé mon honneur ainsi que le leur.

Sortant de ma chambre, je me rendais dans ces successions de ruelles plus ou moins larges et longues afin de faire une promenade et réfléchir à ce que je pourrais bien faire une fois cette mort tant convoitée accomplie. Traversant une multitude de ruelles sans vraiment les regarder, la porte principale se dressait devant moi, m'interdisant l'accès à l'extérieur par cette voie-ci. Un garde était posté de chaque côté afin d'assurer l'ordre de confinement pour cette nuit. En effet, nous avions des shinobi ennemi qui étaient passés aux alentours de notre repère, heureusement sans le voir. Nous ne savions pas s'ils étaient réellement partis et, de ce fait, personne ne sortait pour garder un maximum de discrétion. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette planque était très bien camouflée pour qu'une dizaine d'homme à une quinzaine de mètre ne remarque absolument rien. Je repartais en me demandant quand est ce que cette interdiction serait levée et ainsi pouvoir reprendre nos activités. C'est au détour d'une route que le terrain d’entraînement se mit devant mes yeux. Rester à ne rien faire, n'était pas sans conséquence. Cela rend les reflexes émoussés et la pratique des jutsu, tous autant qu'ils sont, moins rapide et précise, j'allais donc profiter de cette période de calme pour exercer mes talents.  

Après quelques techniques d'utilisées, je me rendais compte que j'avais, sans le vouloir, recouvert une bonne partie de ce lieu d'une couche de glace. Il me fallait essayer de créer une technique de jet afin de palier au manque de shuriken ou senbon. Cela serait pratique pour donner un effet de surprise et affaiblir l'ennemi en touchant des points stratégiques du corps. Au commencement, les aiguilles ressemblaient plus à des lames informes, virevoltant à leur guise qui faisait d'elles des armes inutiles et sans précision. Au fur et à mesure, ces dernières s'affinaient, gagnaient en précision, mais ne transperçaient pas le mannequin en place au centre de la zone givré. Que pouvait-il bien manquer à ces pointes pour leurs donner un meilleur taux de pénétration ? Peut-être qu'une fois combiné au fuuton, le rendu serait meilleur ? Cependant quelque chose capta mon attention. Une personne était présente, caché dans l'ombre. Je ne pensais pas que ce soit un ennemi, car si tel était le cas, tous ici, le saurions rapidement.

- Bonsoir, je m’excuse de vous avoir dérangé durant votre entraînement, mais je ne pouvais m’empêcher de contempler vos sculptures de glaces qui sont réellement prodigieuses.

Je me retournais prestement afin de voir qui osait s'offrir le droit de me déranger. Un jeune... Une chevelure brune, habillé d'une coque de protection abdominale recouvrant ses points vitaux. Je pouvais voir aussi une sorte d'attache pour une arme et vu celle-ci, il devait sûrement s'agir d'un katana ou quelque chose de la sorte. Un utilisateur de kenjutsu peut-être ? Il me regardait avec une sorte d'admiration croisée avec de la pitié. Comme si j'avais besoin de ça.

- Vous n’avez rien à craindre de moi, je possède moi-même un Kekkaï Genkaï semblable votre Hyôton. Sachez que je me prénomme Kaemon, Shirayuki Kaemon pour être plus précis. Je rentre d’un long voyage et j’ai toujours été avide de connaissances et de savoirs, si bien que j’ai présumé que vous pourriez peut-être me parler de votre don.

Craindre ? Me prenait-il pour un shinobi suffisamment faible pour que je craigne quelqu'un ? Surtout un adolescent connaissant à peine les sentiments de la guerre ou la perte de tout un clan. Je me détournais de lui, l'ignorant, afin qu'il comprenne que le mieux pour lui était de s'en aller. Je ne voulais pas gaspiller de temps pour discuter avec un parfait inconnu. Inconnu... je tournais la tête une nouvelle fois afin de le dévisager et me rendis compte que je l'avais déjà vu. Où est ce que cela pouvait bien être ? C'est en cherchant dans ma mémoire que je le revoyais ouvrir une porte. Une porte que moi même je connaissais, semblable à d'autres. Oui. C'était les portes des dortoir privatifs. Alors ainsi nous habitations au même niveau de la forteresse.

- Shirayuki-san, es-tu dans le dortoir privatif de l'aile Est ? Il me semble t'y avoir déjà aperçu, me tromperais-je en affirmant ça ?

Je l'observais d'un regard méfiant, je ne savais rien de lui alors que de son côté, il avait reconnu mon Hyoton. Il avait donc une information sur moi d'avance.

- Avant de parlé de techniques et de mon Hyoton, parle moi de toi. Quel Kekkai genkai emploies-tu ? Ainsi je considérerais tes dires sur le fait que nos dons soit similaires. Raconte moi brièvement la raison de ta venue vers moi et vers nous, les résistants.

Au fur et à mesure que je scrutais son visage, une impression de déjà vu commençait faire revenir des bribes de souvenir.
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