La révolution germe sur un sentier obscur mais promet clarté et espoir. (ft. Haku & Shiranui & Mugetsu)
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雷 | Yondaime Raikage
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I. La révolution germe sur un sentier obscur mais promet clarté et espoir.

 
Tiraillé entre patrie et fratrie, l'ignoble personnage humectait ses lèvres avec un doux nectar à la saveur revigorante. Revigorer, c'est ce que quémander son esprit. Respirer, c'est ce qu'il implorait. Le vent fendait sa chevelure, perché sur un chêne, l'âme meurtri, le cœur lourd. Lourd telle ses paupières qui au fil des secondes s'affaissaient. Ployé en avant, il lorgnait l'horizon, le regard vide, vide comme sa vie. Vivre, un bien grand mot. Assassin était-il, vivre pouvait-il ? La question était sans réponse, le Diable lui murmurait d'assouvir ses envies meurtrières, lui ne pensait qu'à protéger son frère. Quiétude, un mot qu'il ne connaissait pas et que probablement ne connaîtrait jamais. Le temps le rouillait, le tourmentait et le torturait. Mourir, ce qu'il souhaitait. Laisser derrière lui sa fratrie, ce qu'il voulait tant éviter. Un choix impossible à faire mais nécessaire. La guerre faisait rage, son esprit aussi. Le ciel triste pleurait les larmes de son corps et se lamentait sur le sort des Hommes. Sans cesse, il se questionnait. Était-il un Être surnaturel, venu d'autre contrée ? Sa vision était si différente de ses compères humains. Philosophique à ses temps perdus, il songeait à la vie. Nombreuses questions parcouraient son esprit, peu de réponses lui parvenaient.

Sourire, jamais il n'en avait eu l'occasion. Sa vie dès ses prémices avait été arrangée. Ses premiers pas ne lui avaient été inculqués que pour plus tard tuer. Entraînements, scarifications, lamentations avaient été les maîtres mots de sa misérable enfance. Misérable, un mot très bien approprié à la situation. Assassin hors pair ôtant des vies sans hésiter mais à l'esprit taraudé par un simple choix. Virevoltaient les feuilles naguère lui portaient compagnie. Seul face à un contraignant choix, seul face à tout. Seul tout le long de sa vie, il avait été. Au beau milieu des abysses, il nageait sans but. Se noyer au fur à mesure, souffrir, s'obnubiler l'esprit à croire en sa bonne santé, une routine astreignante. Son périple était respectable, il avait tant parcouru sans repère, sans lampe pour éclairer le sombre chemin qui inlassablement lui susurrait de l'emprunter.

Diable ! Les Seigneurs régissaient dans ce bas monde, il n'était pas responsable de ce qu'il était devenu. Sa conscience n'était pas sa propriété, paradoxe étrange. Ses choix n'étaient pas pris par sa propre initiative, non. Le libre-arbitre n'existait pas chez lui, il s'agissait d'une certitude. Les Divinités régentaient sa vie, ainsi son esprit se rassérénait. Faire endosser la raison de ses tourments sur  autrui l'assainissait d'un lourd faix.

Tant d'émotions le ravivaient, lui qui en temps normal en était dépourvu. Les cieux l'avaient damné, jamais il n'allait connaître la douce saveur de la tranquillité. La paume satinée du vent lui effleurait le faciès stoïque ; perdu dans le fleuve sinueux de ses pensées, l'Assassin y ramait. S'évertuant à remonter à la surface, la mort faisait preuve de mansuétude à son égard et lui offrait une dernière chance qu'assurément, il n'allait pas gâcher. Pas de pulsions meurtrières, non. Une seule pulsion lui suffit pour quitter son nid en hauteur. Le sol se fracassait sous sa pesanteur ou plutôt sous le poids de ses pêchés ? Oscillant le long de la verdure, suivant un chemin hasardeusement, le rejeton du Démon tombait nez à nez sur une excavation. Sa marche hasardé reflétait parfaitement l'état d'esprit de l'Infâme. Perdu, tanguant dans l'océan qu'était son esprit. Il était seul dans cette Antre d'insurgés. Là où les révoltés clamaient hauts et forts leurs mécontentements ; là où germait petit à petit l'exquise rose révolutionnaire, d'un rouge sang imageant les nombreuses pertes humaines, parsemée de piques, éminente mais méfiante. Au loin, ses deux prunelles discernaient quelques silhouettes dont une paire isolée dans un coin obscur de l'endroit. Titubant jusqu'à leur niveau, il les dévisageait avec son regard perfide. La concupiscence irradiait autour des Révolutionnaires, une fourbe propension à poser le regard sur son épée exacerbait sa défiance à son paroxysme. Une interrogation lui traversait l'esprit, la traîtrise avait-elle contaminé son camp ? L'isolement des deux individus vers lesquels il cheminait, attisait sa curiosité qui ne demandait qu'une réponse analytique.

_ Mangetsu Hozuki Mes salutations, puis-je me mêler à votre discussion qui me paraît fort intéressante? disait-il avec un air presque niais.

L'illustre Hozuki usait de tous les stratagèmes possibles pour évaluer ses compatriotes avec qui il comptait faire régner l'accalmie et faire taire à jamais le pernicieux dictateur qu'était le Mizukage. Écarter les nuisibles, les traîtres était devenu à l'instant sa priorité absolue. Préparer le champ de bataille était devenu à ses yeux une tâche cruciale ainsi il était ; réfléchi, perfide, manipulateur.



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水 | Kiri no Genin
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Il n'y a que très peu de choses qui peuvent le mettre de mauvaise humeur en ce moment. Ne pas pouvoir aller voir ses vrais amis à cause des ninjas qui le surveillent en est une. Son ancien clan en est une autre et la cause principale pour laquelle il ne peut pas s'empêcher de se maudire actuellement d'avoir accepté de devenir ninja. Quel imbécile : en tant que civil, Mei n'aurait eu aucune raison de le retenir, excepté la dangerosité du pays et peut être les quelques connaissances qu'il a sur le camp. Il aurait pu partir tranquillement et personne n'aurait eu quoi que ce soit à lui dire. Il aurait juste suffit qu'il quitte complètement le pays et il aurait eue la paix. mais non, il a fallu qu'il cherche à devenir assez fort pour se protéger et maintenant... Son clan devient de plus en plus collant, semblant avoir oublié que ce sont eux qui l'ont bannis. Juste parce qu'il est désormais genin, ils pensent avoir le droit de réclamer son retour ?! Quelle bande d'imbéciles ! C'est une fois de plus la preuve que les adultes sont tous les mêmes. Ils ne savent jamais ce qu'ils veulent et se moque des dégâts qu'ils font aux autres. Entre eux et ses chers "cousins", la seule chose que le clan Hôzuki arrive à faire, c'est de le rendre malade.

****Je suis genin depuis à peine une semaine... Et ça fait trois fois que ces idiots essayent de me reprendre, j'en ai marre ! Bon sang, faut que je fasse quoi pour qu'ils comprennent que je veux plus jamais les voir ?! Que j'en tue un ? Après tout, ils comprennent que la violence... C'est en partie pour ça que j'étais heureux qu'ils me bannissent d'ailleurs !****

La seule idée de devoir tuer quelqu'un, même s'il s'agit d'un membre de son clan lui vrille l'estomac. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles il se demande encore ce qu'il avait dans la tête lorsqu'il a accepté de devenir ninja. La violence n'est pas son genre, tuer encore moins. Hors, c'est littéralement la définition même du travail des ninjas. D'un autre côté... Il n'avait pas vraiment de choix, vu ses objectifs. Survivre seul est déjà difficile, même si on sait se battre. Il fallait qu'il  apprenne assez de choses pour survivre une fois ses plans mis à exécution. Peu importe cela dit : ses plans ne vont pas commencer tout de suite, trop dangereux. S'il disparaissait sans raison, il n'aurait jamais la paix, mais arranger un "accident" pendant une mission lui donnera beaucoup plus de sécurité. Cette idée en tête, il sourit légèrement, notant la légère lumière filtrant à travers son bandeau ce qui indique que pour une fois, il n'y a pas trop de brouillard, même s'il ne fait aucun mouvement pour retirer l'étoffe noire et voir ce qui l'entoure. Après tout...

****C'est un entraînement comme un autre... Et ça m'évitera d'avoir à le voir. Les vieux idiots et Mei-san m'ont peut être obligé à passer du temps avec lui, mais à aucun moment ils ont précisé que j'étais obligé de lui parler... Ou même de le regarder !****

Cette pensé lui rappelle d'un coup la cause de sa mauvaise humeur et il grimace légèrement, sentant son dégoût envers son clan augmenter légèrement. Ces imbéciles pensent vraiment que juste en le forçant à passer du temps près de son "cousin", il va revenir chez eux ventre à terre juste parce que ce dernier est fort ?! Mu n'est pas aveugle... Enfin, façon de parler, mais. Bref, Mangetsu est fort, ça, il le sait. Et Suigetsu deviendra forcément aussi fort que lui un jour, mais ça n'efface pas ce qu'ils lui ont fait six ans plus tôt ! Il ne veut pas les voir, et encore moins être formé par eux. Passer du temps avec eux est bien la dernière chose qu'il a envie de faire, mais malheureusement, il semblerait que les anciens aient encore décidé pour lui et aient même réussit à placer Mei de leur côté, tout ça au nom d'une stupide unité qui a disparue depuis longtemps déjà. Il n'est plus un Hôzuki, même s'il a toujours leurs capacités. enfin, peu importe... Autant aller rapidement voir son cousin : peut être que s'il a de la chance, Mangetsu sera trop occupé pour faire attention à lui ce qui lui permettra de partir tranquillement.

****Quelque chose me dit que la journée va être longue...****

Comme d'habitude, même s'il fait soleil, le climat est toujours aussi humide et frais, quoi qu'un peu lourd., le vent souffle légèrement, faisant voler ses cheveux autour de sa tête, même s'il n'y fait pas trop attention, plus préoccupé par la voix qu'il vient d'entendre à quelques mètres de là. Une voix niaise, plus ou moins moqueuse, mais avec une... Lointaine impression de danger et de menace si on sait écouter. Mangetsu n'a pas changé apparemment et même sans le voir, Mu peut l'imaginer titubant comme un homme ivre vers ses interlocuteurs et les fixer d'un regard fou, même en continuant à leur parler en faisant exprès d'avoir l'air d'un parfait imbécile. Son cousin est très doué pour ça... Beaucoup plus cynique que Suigetsu. C'est ironique que la caractéristique que Mugetsu adorait le plus chez ses cousins quand il était petit est désormais celle qu'il hait le plus... Cette idée en tête, il tourne le coin là où se trouve le jonin, détectant également deux autres présences et il sourit froidement, s'appuyant contre un mur avant de murmurer doucement :

"T'as pas c-changé à ce que je v-vois... Ça fait quoi ? S-six ans ?"

Sitôt que sa phrase est terminée, Mu maudit de nouveau sa timidité, toujours présente. Il n'arrive pas à croire qu'il n'arrive toujours pas à parler sans bafouiller et encore moins à l'une des personnes qu'il hait le plus ! Essayant de ne pas montrer son trouble, il tourne ses yeux, ou plutôt son bandeau vers les deux autres personnes, maudissant le fait qu'il ne puisse pas encore utiliser ses sens pour clairement "voir" à quoi elles ressemblent sans retirer son bandeau. Il ne sent aucune agressivité venant d'elles, mais il ne peut pas s'empêcher de se méfier : après tout, les humains sont tous les mêmes... Prêts à trahir leur propre famille, comme l'autre Hôzuki près de lui l'a déjà prouvé... cela dit, il n'a pas vraiment le choix et soupire avant de saluer gentiment de la tête les deux inconnus, puis de se tourner vers son cousin pour demander toujours aussi doucement :

"B-bon... Puis que j'ai p-pas d'autres choix que... D-de rester avec t-toi aujourd'hui... C'est q-quoi le topo, c-cousin ?"
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Chaque minute, chaque seconde était synonyme de balle. Une balle qui foulait l'espace immatérielle pour à l'aube du trépas perforer sa cible. Ainsi était la vision du temps pour l'unique personnage qu'était Mangetsu. Il n'était que de passage dans ce bas-monde et était un fervent partisan de la vie après la mort. Malgré tout, il craignait l'impitoyable jugement des Dieux, impitoyable car il avait semé destruction et désastre sur son passage. Une liste interminable de pêchés ornait le carnet de ses deux Anges. Néanmoins, il continuait à faire endosser la responsabilité aux Seigneurs ; il s'agissait de la seule manière de se séparer des remords. Il opérait tel un Shinigami, en attente de celui qui mettrait un terme à sa folie meurtrière. Face aux deux individus discutaillant entre eux, il fut interpellé par une voix grêle vers laquelle il détourna son attention. En entrevoyant le visage de l'enfant qui se tenait face à lui, il perdait son air niais et le troquait pour un air plus sérieux. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas revu cette connaissance, comme elle le balbutiait si faiblement.

_Mugetsu Hozuki T'as pas c-changé à ce que je v-vois... Ça fait quoi ? S-six ans

Très silencieux, il le dévisageait et le dévorait du regard. Le temps avait aussi agi sur son semblable Hozuki, ses joues étaient devenues dodues, ses cheveux, un peu plus long. Il pouvait dresser une liste de tous les changements qui avaient opéré chez son interlocuteur mais cela était superflu. Que faisait-il ici ? Que lui voulait-il ? Tant de questions l'interpellaient, sa seule réponse fut le silence. Il attendait de plus amples informations avant de lui offrir une réponse car l'un des traits principaux du Rejeton était d'être très laconique. Le silence ne faisait qu'un avec lui, pareillement en combat il ne disait mot et préférait laisser sa lame Hiramekaraï parler à sa place. L'Infâme continuait de toiser le pauvre genin et accentuait ainsi ce sentiment de dédain qui faisait de lui un être si méprisable. Il esquissait un léger rictus sur son visage et lorgnait du coin de l'oeil les deux Yukis derrière lui pour finalement déposer son attention sur l'autre rejeton du démon. Son regard était très pesant, il jubilait en observant son filleul bredouiller.

_Mugetsu Hozuki B-bon... Puis que j'ai p-pas d'autres choix que... D-de rester avec t-toi aujourd'hui... C'est q-quoi le topo, c-cousin ?

L'orgueilleux Hozuki jonglait du regard entre son interlocuteur et les parois andrinoples des lieux, laissant le silence qu'il aimait tant peser sur les épaules de son ami, s'il pouvait encore nommer ses connaissances ainsi. Depuis peu, la méfiance avait assiégé l'âme de notre personnage et faisait de lui un être très soupçonneux même à l'égard de son clan hormis son frère en qui il avait une confiance aveugle. C'est dire s'il ne rendrait pas les armes pour son frère. Il était le seul être au monde à adoucir ses maux.

_Mangetsu Hozuki Ah tiens, Mugetsu. Cela fait si longtemps. Qu'es-tu devenu depuis tout ce temps ?

Rien de meilleur que l'hypocrisie pour sonder quelqu'un. De vaines futilités, il ne s'intéressait ô grand jamais à la vie d'autrui. De vaines futilités, voilà ce qu'était à ses yeux les moeurs d'autrui. S'il devait prendre le temps d'écouter de vaines paroles, les secondes deviendraient plus longues et comme nous l'exposions plus haut : à ses yeux les secondes étaient des balles qui le perforaient de toutes parts.
Le temps, une notion que les Hommes tentèrent et tentent toujours d'acquérir, de maîtriser, de manipuler. L'orgueil de l'être humain était si grand, si immense qu'il s'imaginait un jour utiliser à ses fins la seule règle qui régissait ce monde, le temps. Puisque en réalité, que ce soit le plus puissant des hommes retranché dans une tour imprenable, rien ni personne n'arrêtera le temps. Il chevauche inlassablement l'espace, sans but et est à l'origine des peines du monde. La mort l'enfourche et fauche quiconque. Notre Rejeton avait beau être un assassin hors pair, ôter des vies, se proclamer Shinigami, invincible. Il n'était rien face au temps et ainsi il avouait non à contre coeur mais avec un grand respect sa défaite face à la seule chose qui à un moment ou un autre aurait raison de lui. Il le savait pertinemment et ne pouvait éviter cette imperméable et indocile vérité.

Toutefois, il s'évertuait à avancer en suivant les règles du temps, s'il devait passer au trépas alors soit ; il sèmerait encore le désastre jusqu'à que la mort se décide à lui happer la vie. Destiné au dam, il n'avait rien à perdre mais tout à faire perdre à ceux qui croiseraient funestement son chemin. Enfin en conclusion, il était dépendant de cette règle et devait s'y conformer, ni plus ni moins.

_Mangetsu Hozuki Quel beau temps n'est-ce pas ?

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